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Les coups de coeur, coups de gueule de Monsef

Temps, tu ne m'auras pas! Je continuerai à dévorer des livres, m'abreuver de films, écouter de la musique... Des passions de toujours, pour toujours, mais aussi des situations harassantes dont j'ai envie de faire le récit. Ici.

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Coups de coeur 
Brice de Nice: même pas drôle!  23/01/2006
Brice attitude: tête à claques!
Oui, j’ai longtemps attendu avant de découvrir ce film. Brice de Nice. Prononcez cela à l’anglaise Brayce de Nayce !! Ce film met en vedette Jean Dujardin. L’acteur révélé dans la série télé Un gars/ une fille se coiffe d’une perruque de blondinet stupide obsédé par le surf éternellement à l’affût de SA vague dans une Méditerranée plate… Brice est un fils à papa. Il organise des soirées jaunes pendant lesquelles il procèdent avec la complicité de ses amis à un drôle de concours de « cassage ».
Le papa de Brice est arrêté pour une sombre affaire d’argent. Brice se retrouve dans la rue sans toit ni loi. Il laisse tomber sa spacieuse chambre, sa riche garde-robe faite de T-shirt jaunes estampillés « Brice »…. Bref, il est dans la merde….

Voilà, c’est grosso modo le pitch. Le film a eu un immense succès en France. Les gamins dans la rue ne juraient que par lui. Le fameux geste du bras en diagonale est devenu un sport national au pays de Molière. La fameuse coiffure de Dujardin dans le film est devenue à la mode. Le style vestimentaire aussi. L’accent ado. Et surtout l’expression qui tue « Cassé !! »
Bref, la Brice attitude qui fait de ce long métrage commis par James Huth un film culte. Cultissime.

Alors, j’ai fait un effort et j’ai acheté le DVD de Brice de Nice…. Au bout de 5 minutes, je commençais à bailler… Au bout de 10 minutes, je commençais à proférer des insultes. A maudire ce malade mental de Brice qui nous prend pour des cons. Depuis le début, j’ai droit à une série de gags débiles…. Un scénario d’une énervante platitude. Des dialogues bêtes et parfois de trash… Admirez le romantisme : Lorsque Brice invite une fille dans sa chambre… C’est pour qu’il la laisse s’effondrer sur le lit pour dormir pendant qu’il regarde son film de chevet « Break Point ». La nana dort comme une marmotte et finit par péter bruyamment. Le lendemain, Brice lui chuchote à l’oreille : « Tu as pété hier ! » Voilà, riez !!! Ou bien, je vous chatouille !!!!
Les gestes efféminés de ce psychopathe de Nice sont exacerbant. Sa façon de parler stupidissime…. On me dit: attends, c'est pour rigoler!! c'est tout! Mais, le problème, c'est que ça ne ferait rigoler qu'une poignée de gamins, sinon quelques attardés!!

A coup de vannes et de répliques nullissimes, Dujardin tente de nous subtiliser des rires. Mais, wallou. J’arrive pas à comprendre que le pays qui a enfanté des Louis de Funès et autre Jacques Villeret (quoi qu’ils étaient pas toujours des lumières eux non plus !) ait produit un tel nanar ! Je ne comprends pas comment les français (raffinés soi-disant !) ont plébiscité une telle merde !!! Quel goût !! Un film abrutissant. Ridicule. C’est sûr les comédies françaises sont en perte de vitesse depuis longtemps. Leurs artistes doivent faire un tour du côté de leurs voisins les Anglais dont l’humour acerbe et surtout intelligent est toujours d’actualité.

Je n’ai pas encore jetté le DVD à la poubelle…. Quelqu’un en veut. Peut-être un Français qui le rangera dans sa DVDthèque, rayon « films cultes »? Lamentable !


Monsef
Rédigé par Monsef le 23/01/2006 à 18:54 | Permalien | Commentaires (5943)
 
Coups de coeur 
'Le Brésil, c'est les poumons du monde', dixit Victoria Abril  02/12/2005
Victoria Abril
Avant, je connaissais et appréciais Victoria Abril l’actrice. Une actrice sulfureuse et fétiche du grand maître du cinéma espagnol, Pedro Almodovar qui l’a dirigée dans des films devenus cultes tels que Attache-moi, Talons aiguilles ou encore La loi du désir. Victoria Abril a travaillé avec les plus grands cinéastes, de Vicente Aranda à Miguel Bardem en passant par Carlos Saura… Une artiste complète qui prend le contre-pied des idées reçues et s’aventure dans la peau de personnages décalés, complexes et hérétiques. Et à chaque fois, elle s’en sortait à merveille.
Des rôles osés, des rôles dénudés, un sacré terrain glissant. « Il vaut mieux être à poil dans un chef d'œuvre qu'habillée dans un navet », dit-elle en toute logique.

Mais, ce 1er décembre, j’ai découvert Victoria Abril la chanteuse. Il faut dire que j’en avais déjà eu un avant-goût lors de sa laborieuse promotion dans les différents plateaux de télévisions (avec un passage remarquable dans La méthode Cauet !!). Je l’avais également déjà vue sur scène dernièrement au Pacha de Marrakech lors du Festival international du film. Bon, ce n’était pas terrible. Elle n’avait interprété que quelques titres. En plus la sono était médiocre. Et puis j’y étais d’abord dans le cadre de mon boulot.

Alors, ce jeudi soir, je me suis régalé. D’abord parce que le concert est intitulé « Putechros do Brazil » à l’instar de ce premier album de la ravissante chica qui nous vient de Malaga « à 14 kilomètres de Tanger » tient-elle à préciser.

Tous les arguments étaient là pour que je ne rate en aucun cas le concert de Victoria Abril. Vous savez très bien que tout ce qui est lié au Brésil m’intéresse, me passionne, m’intrigue, me séduit. Il faut dire que depuis mon dernier voyage dans cet immense pays, je suis tombé dingue de sa culture, de son peuple. Et puis, puisque j’étudie actuellement le Portugais, c’était évident que je sois parmi le public. Enfin, Victoria Abril reprend dans son premier album des classiques de la musique brésilienne, tout particulièrement de la Bossa Nova. Un savoureux genre musical.

Donc, lorsque la belle actrice-chanteuse monte sur scène avec un léger retard qu’on lui excuse, elle ravit les spectateurs en se dandinant dans sa magnifique mais visiblement encombrante robe.

« Le Brésil, c’est les poumons du monde », lance-t-elle. J’esquisse un sourire en me disant : « celle là, elle a tout compris ! » La soirée s’annonçait bien puisque aux couleurs du Brésil.

Putcheros, Késako ? Victoria Abril que ce mot a plusieurs significations. J’en ai retenu les suivantes : « Putch, c’est coup d’Etat et Eros, c’est le Dieu de l’amour. Alors, la Bossa Nova, c’est une histoire d’amour et de désamour. Et puis, Putcheros est un gamin qui a besoin de câlin. Enfin, c’est un pot-au-fu de Malaga ! » Que c’est délicieux, tout ça.
Caetano Veloso, Antonio Carlos Jobim, Ronaldo Boscoli, Sergio Mendes, Chico Buarque, Dorival Caymmi, Roberto Menescal… En puisant dans le richissime répertoire de la musique brésilienne, Victoria Abril a réalisé un rêve et a assouvi un désir qui la « tourmentait » depuis longtemps. « J’ai toujours baigné dans cette magnifique musique depuis toute petite ». L’artiste espagnole rend ainsi un vibrant hommage à de grandes figures de la scène brésilienne. Elle remet également au goût du jour une musique ensorcelante. La Bossa Nova se distingue par son rythme lent et sa mélancolie qui se déclinent au fil de paroles emplies d’émotion et de tristesse. « Tristesa » (prononcez « Trichteza » !) est d’ailleurs un mot récurent dans les chansons.

Le mot "Curaçao" ("coeur") revient lui aussi à maintes reprises. Car la Bossa raconte des histoires d’amour qui se font et se défont. Des chansons sentimentales, romantiques, « lacrymogènes » ! Une musique qui me rappelle mes sorties en compagnie des mes amis à Sao Paulo. Dans les pubs, les Brésiliens aiment beaucoup discuter de leurs heurs et malheurs sentimentaux autour d’une Cerveja et en écoutant les magnifiques chansons du groupe de Bossa Nova sur place et surtout de sa déroutante voix féminine. Car, c'est toujours une femme qui chante. Beaucoup de Brésiliens préfèrent les rythmes plus gais et plus festifs de la Samba. N’empêche que la Bossa demeure une fierté pour tout mélomane dans le pays du ministre-chanteur Gilberto Gil.

La voix de notre chère chanteuse hispanophone se fond de manière envoûtante dans le style Bossa. De temps en temps, on tique sur certains « R » roulés. Mais, on oublie ce petit dérapage hispanique dès qu’elle commence à dansoter en faisant un va-et-vient entre le guitariste (Brésilien) et le pianiste ( quel talent !!)…

Victoria a chanté en Portugais, Espagnol, Anglais et même en Français. Sa version de « Ah tu verras » est très belle. A l’origine, c’est une chanson du Brésilien Chico Buarque. Intitulée « Oh que sera », elle a été adaptée dans la langue de Molière par Claude Nougaro. D’ailleurs, Victoria la lui dédie.

Les mauvaises langues peuvent reprocher à l’artiste espagnole de tomber dans les sentiers battus, le cliché de « l’actrice-qui-se-lance-dans-la-chanson ». Bon nombre de comédiennes s’étaient d’ailleurs cassé la gueule en franchissant ce pas. Mais, en tout objectivité enfin, j’estime que Victoria possède l’extravagance, l’élégance et surtout le talent pour réussir une brillante carrière de chanteuse. Elle vient de faire des premiers pas concluants.

Quand Victoria saisit élégamment son verre en lançant un « je bois à votre santé », on ne peut que prononcer ce mot en Portugais : « Saude ! » (Santé !). Et puis, vivement ton prochain opus Victoria!


Monsef
Rédigé par Monsef le 02/12/2005 à 13:56 | Permalien | Commentaires (1331)
 
Coups de coeur 
Google Earth: Le tour du monde en quelques secondes  30/09/2005

Je suis un féru de géographie. A l’école, c’était l’un de mes cours préférés. Je suis aussi un amoureux des voyages. Et c’est avec un immense plaisir et un grand étonnement que j’ai découvert le logiciel Earth Google. A coups de petits clics, je suis le maître de la planète terre. En quelques fractions de secondes, je pense de la Chine à l’Espagne, du Japon à l’Afrique du Sud, du Brésil aux Emirats arabes unis... C’est un programme hallucinant qui permet de visiter différentes villes de la planète terre qui a été reconstituée à partir d’images satellites. C’est d’un réalisme déroutant.

C’est ainsi que je me suis amusé à chercher la maison de mon ami à Sao Paulo où j’ai squatté récemment pendant plus d’une vingtaine de jour. J’ai bronzé un peu sur la plage Copacabana à Rio. Et j’ai également fait un saut du côté de la Tour Eiffel à Paris après avoir fait un saut au cœur de Manhattan et salué la Statue de la Liberté à New-York. Je me suis envolé vers le Japon où j’ai plongé au cœur d’une capitale, Tokyo, pleine de gratte-ciel. Je l’ai vite fuie pour me réfugier à Pékin à la recherche de la Place Tien An Men. En faisant glisser la souris, je suis vite remonté vers Moscou. Le froid m’a découragé, alors je suis redescendu chercher la chaleur arabe en plein centre du Caire. La pollution m’a fait changer d’avis et j’ai décidé de retourner au bled. Direction Rabat. Les images sont floues, alors en une fraction de seconde, j’ai bifurqué vers Casablanca. Je me suis amusé à repérer le siège de là où je travaille. Facile. Clair et net. La mosquée Hassan II a une belle silhouette vue d’en haut. La traversée de la Méditerranée s’est fait en un clin d’œil et hop me voilà à Madrid. Tiens pourquoi ne pas aller toquer chez Beth à Barcelone ? Et si je rendais visite à ma sœur en Italie ? Et si je faisais un petit coucou à Mitya en République Tchèque ? Pourquoi ne pas faire une petite rotation et débarquer en Californie à la recherche de Najlae avant de faire un saut au Canada pour retrouver les souvenirs d’un petit stage passé là-bas il y a quelques années…

Je décide quand même partir en route pour de nouvelles aventures : un safari au Kenya, un pèlerinage en Arabie saoudite, un bol d’air en Nouvelle Zélande, des nuits blanches de fêtes au Brésil, de bons rythmes à Cuba, un peu de ski en Suisse, quelques rave-parties en Allemagne, un peu de shopping aux USA, quelques plats étranges en Inde, un massage (thaïlandais ?) à Bangkok, un peu de soleil dans les Îles Maldives, un peu de luxe, calme et volputé dans lÎles Maurice, un peu de méditation dans le Tibet….

Bref, le tour du monde en quelques secondes. C’est très amusant. Tentez l’expérience vous-même en téléchargeant ce programme sur : earth.google.com
Monsef
Rédigé par Monsef le 30/09/2005 à 02:13 | Permalien | Commentaires (6935)
 
Mes vacances au Brésil 
Dani et Rô: je vous aime  24/09/2005
C’est avec un gros chagrin que je dois prononcer les mots suivants : « Finis les vacances ! » Oui, je suis de retour au bled après un séjour de rêve au Brésil. Le pays me manque, il n’y a pas de doute. Mais, ce sont mes amis et leurs familles qui me manquent le plus. Alors, je voudrais leur rendre un vibrant hommage à travers ces petites lignes.

Lui, c’est Rodrigo. Rô pour les intimes. Il est mon meilleur ami. Oui, malgré la distance. Il est mon confident. C’est une personne hors du commun. Il a été mon guide pendant mes vacances au Brésil et il m’a fait découvrir différentes facettes du pays. Il a pris un congé pour rester avec moi. Nous sortions chaque soir et chaque soir, nous nous éclations comme des fous.

Elle, c’est Daniella. Dani pour les intimes. Souriante. Sensible. C’est une fille à part. Elle inspire confiance. A cause de son boulot, elle ne pouvait pas être constamment avec nous. Et, c’est dommage. Mais, cela nous a permis à Rô et à moi de faire d’incroyables virées nocturnes entre mecs dans les ténèbres de Sao Paulo! ;°)


Tous les trois, nous formons un trio jovial, soudé. Nous sommes les meileurs amis du monde et nous nous racontons tout. A chaque fois que j'ai u souci, c'est auprès d'eux que je trouve réconfort et conseils. Notre amitié a illuminé ma vie. Et nous nous entendons très bien.

Alors merci Rô et Dani pour les moments inoubliables que nous avons vécus ensemble durant 23 jours. Pour les discussions passionnantes que nous avons partagées. Merci pour les confidences que nous avons eues autour d’une Cerveja ou d’un Chopp de vin. Merci pour votre gentillesse, votre générosité, vos conseils. Merci pour les fous rires dont nous avons empli les multiples pubs que nous avons pris d’assaut. Merci de m’avoir fait découvrir un pays, mais avant tout un peuple. Merci de m’avoir considéré comme un membre de la famille.
Merci à vous deux et à vos magnifiques parents et proches de m’avoir ouvert les portes de vos maisons, mais aussi vos cœurs.

Obrigado.
Monsef
Rédigé par Monsef le 24/09/2005 à 01:59 | Permalien | Commentaires (305)
 
Mes vacances au Brésil 
Exceptionnels Brésiliens!  21/09/2005
Capoeira
Il y a des voyages qui vous marquent à vie. Celui que j’ai effectué récemment au Brésil restera gravé dans ma mémoire pour toujours. C’est un voyage qui m’a permis de découvrir un pays magnifique, mais aussi et surtout un peuple. Des gens d’une grande gaieté, une incroyable générosité et une incomparable gentillesse.

Les Brésiliens sont des bons vivants. Tout est prétexte pour faire la fête et se retrouver entre amis, proches ou collègues. Après le boulot, rien ne vaut un verre dans l’un des innombrables bars de la ville. On y parle de tout sauf de boulot. Il est question d’oublier la routine.

Question fête, les Brésiliens en connaissent un rayon. Sortir au Brésil est une activité banale. Il y a des boîtes sélect. Mais, en général, les Brésiliens vont en boîte habillé normalement, mais correctement. Ca m’a étonné, car ici au Maroc, avant de partir pour danser, le mec inonde sa chevelure de gel pour avoir la meilleure « tachwika » de la soirée et choisit la plus belle chemise avec un col gros comme ça et soigneusement repassée par maman. Au Brésil, à part dans certains coins, on va danser habillé le plus ordinairement du monde. Evidemment, les filles sont plus attentives côté vestimentaires avec de beaux et généreux décolletés.

La fête au Brésil, c’est de la folie. Sao Paulo est LA ville des sorties et des fêtes par excellence. Les meilleurs DJ y sont installés. Ce qui m’a intrigué est que parmi une avalanche de titres techno, samba, Latino ou Rap, il y a un tube français qui fait des ravages sur les pistes de danse brésiliennes. Il s’agit du quelconque « Hé ho » du groupe Tragédie. Lorsque le DJ le joue, les jeunes fêtards brésiliens commencent à chanter en chœur…Est-ce que tu m’entends. Hé ho. Est-ce que tu me sens. Hé ho !! Avec un succulent accent. Les radio le passent en boucle…
Mais attention, pour être parmi les premiers servis, il ne faut pas être en retard. La veille du jour de l’indépendance (7 septembre), nous avons eu « l’ingénieuse » idée de sortir danser. Nous avons été bloqués dans des embouteillages monstre dans la célébrissime Avenue Paulista au cœur de Sao Paulo pendant près de trois heures !! A bout de souffle, nous avons rebroussé chemin. Il faut dire que nous nous y sommes pris à la bourre. C’est à dire vers… 22h30 !

A Sao Paulo, les rois de la nuit sont satisfaits. Il y a des coins drôles, louches et d’autres pas très catholiques. Il suffit de choisir. Ne vous inquiétez pas côté argent. Tout est accessible et à des tarifs très raisonnables. Il y a beaucoup de concurrence. Au grand plaisir du client.

Ce n’est pas une légende sans sens. Les Brésiliens sont bel et bien chauds. Un spectacle on ne peut plus ordinaire : les couples s’embrassent (en mettant la langue et tout !) partout et à n’importe quel moment. Dans les shoppings, dans les ascenseurs, sur les escalators, dans les restaurants, dans la rue, dans les bus, dans le métro… J’ai même vu un couple en pleine action dans une… église. Ah le péché (mignon) !

Le sex est omniprésent dans le quotidien des Brésiliens. D’abord dans la presse.. Les kiosques sont envahis par des magazines Porno. Toutes tendances confondues : hétéro, homo… De grosses affiches bordent les périphériques vantant les mérites des clubs de strip-tease : Ilha de la fantasia, Baco’s ou encore Dreams… La concurrence fait rage.

Les Drive-In sont légion. Ce sont des endroits où l’on peut, non pas regarder un film en voiture, mais emmener sa partenaire en voiture pour y passer un petit moment de.. complicité . Soit dans la voiture, soit au lit. Sinon, les motels rivalisent en créativité et en offres alléchantes. Certains proposent même une carte d’adhérent avec un joli bonus.

Petite leçon linguistique, les Brésiliens utilisent le verbe "manger" quand ils veulent parler de "baiser".. Genre, un Brésilien te dira: "cette fille, je l'ai déjà mangée"! No comment!

Les Brésiliens sont des bosseurs. Le centre de Sao Paulo est bondé lors des heures de pointes. En particulier vers midi lorsque les employés sortent déjeuner. Ils ont droit à une heure de pause déj. C’est pour cela qu’il y a tellement de Mall (Centre commerciaux) avec un bel embarras de choix de restaurants, de snacks et de fast-food.

Les Brésiliens sont beaux. Les Brésiliennes sont belles. Ils prennent soin de leur santé. Ils ont de beaux corps qu’ils bichonnent dans les centres de sports. Ils appellent ça « Academia ». Tout le monde y va et les activités proposées sont tentantes. Les prix aussi d’ailleurs.

Les Brésiliens, ce n’est pas seulement des corps de rêve. Mais, c’est aussi des gens cultivés et ouverts sur le monde. Les discussions avec eux sont un réel moment de plaisir. Ils connaissent bien leur Histoire, mais ils sont un peu dégoûtés de leur politique. Actuellement, le pays est secoué par une crise politique à cause d’une affaire de corruption dans laquelle le parti du Président Lula (Parti des travailleurs) est impliqué.
Monsef
Rédigé par Monsef le 21/09/2005 à 01:52 | Permalien | Commentaires (5918)
 
Mes vacances au Brésil 
Brésil: Wow! France: Beurk!  19/09/2005
Après 23 jours de rêves passés au Brésil aux côtés de mes adorables amis, je devais enfin prendre l’avion pour rentrer avec un petit break à Paris. Accompagné de mes deux anges-gardiens, j’arrive en retard à l’Aéroport Guarulhos de Sao Paulo. L’enregistrement est déjà fini ! Je pense tout de suite au fond de moi : « Chouette, je passerais au moins une semaine de plus avant de trouver un vol ! » Mais, le gentil agent manipule son talkie-walkie. Il parle en Portugais avant de nous lancer : « C’est bon ! Mais, il faudra faire vite »
Le check-in fait. Il faut se dire au revoir. Un moment de douleur et de séparation. Les larmes aux yeux, je quitte mes meilleurs amis. Mais ce n’est q’y au revoir. Pas un Adieu.

Maintenant, il faut passer par le contrôle policier. Dans un Français délicieusement maladroit, l’agent me réclame le document de mon entrée au Brésil. Oops, je l’ai perdu. Compréhensif, il m’explique que je devais le garder et qu’en cas de perte, il faut normalement payer une amende. Mais, il tamponne mon passeport en me disant : « cette fois, ce n’est pas grave ».
Je lui lance un grand « Obrigado » et court vers la salle d’embarquement. Un employé d’Air France m’accueille et me tend mon reçu de bord en me disant en Arabe : « Choukrane ». Merde, je suis déjà au Maroc ?!

11 heures de vol !!! Je ne vous dit pas le mal que ça fait. Surtout aux fesses ! J’ai beau dormir, me mettre debout, aller aux toilettes même si c’est pas nécessaire, regarder des films comme l’hilarant « Madagascar », jouer à des jeux débiles, discuter avec mon voisin un peu trop bavard. Il est Brésilien mais vit en Europe. En lui posant la question : « Dans quel pays exactement ». Il me dit en affichant son sourire Colgate : « Et si je vous dit SEPTANTE NEUF !? » Mon Dieu, la Belgique. Ca, c’est le bouquet !

J’ai préféré dormir. Enfin, essayer de dormir avant de me réveiller avec un mal au dos incroyable. Et à l'estomac, la malbouffe d’Air France n’arrangeant pas les choses.

Atterrissage à Paris Charles de Gaulle. On nous emmène par bus vers le terminal. Lorsque je descend, des policiers nous accueillent à bras ouverts ! « Bonjour, Mesdames et Messieurs, contrôle de passeports ». Je tends mon passeport à un Black. Il le feuilette suspicieusement. Il le garde et me lance : « Attendez Monsieur ». Pour lui, c’est un peu louche un Marocain venant du Brésil… Il connaît pas Abraham Serfaty ! Je lui pose la question : « C’est quoi le problème ? » Après quelques minutes d’attente. Il montre mon passeport à un collègue qui était entrain de passer à la loupe un passeport coréen en y voyant que du feu ! Alors, notre agent très spécial dit à son collègue : « Non, ce n’est pas ça ! ». Le Black m’avait probablement pris pour un terroriste recherché ou un serial-killer…

Mes ennuis n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin. Au contrôle de police, un petit Beauf à la coupe carré et au bouc ridicule saisit mon passeport. Il me pose plein de question sur mon petit séjour de trois jours à Paris alors que mon passeport comprend un visa en bonne et due forme. Il a fallu que je lui montre mon billet de retour vers Casablanca dans trois jours pour qu’il me foute la paix.

Bon, les trois jours passés à Paris furent surtout consacrés à deux choses : famille et cure de sommeil !! D’ailleurs,

Vol Paris-Casablanca. Encore des complications. Un contrôle hyper strict. En me tripotant les fesses, un agent tombe sur un agenda dans ma poche de derrière. Je vous le jure qu’il la saisit de ses deux mains gantés et la met sur la bande roulante là pour la passer au scanner !!!!!!!

Bon, autant j’ai été traité comme un être humain au Brésil, autant j’ai été humilié en France. Il faut dire qu’au Brésil, les Arabes ont (encore) une bonne réputation. Hommes politiques, hommes d’affaires, artistes… Des Libanais surtout sont sur le devant de la scène. L’un des hommes les plus riches au Brésil est Libanais. Il possède une chaîne de fast-food arabe appelée Habib’s. La marque a détrôné le Mc Do de l’Oncle Sam.


Monsef
Rédigé par Monsef le 19/09/2005 à 03:00 | Permalien | Commentaires (6542)
 
Mes vacances au Brésil 
Brésil: question de sécurité  02/09/2005
Voiture de police à Sao Paulo
[ NOUVEAU: UNE PETITE GALERIE PHOTOS ]url:http://www.flickr.com/photos/obrigadobrazil

Scène em plein centre de São Paulo dans une rue bruyante et bondée. Mon ami me filme. Un homme l’interpelle en lui disant de faire attention car « ici les brigands et les voleurs sont nombreux et ils interviennent par groupe de 15 ». Merci pour le conseil, mais il est vrai que la ville de Sao Paulo est connu par ses pick-pocket. Le visiteur ne peut qu’être impressionné par le nombre effarant de flics de tout genre : en voiture, en 4x4, à pieds ou en vélo. Ils montent la garde.

L’insécurité est un réel problème ici. Autre scène impressionnante. Parfois, des barrages de policiers sont montés dans certains passages. Alors, une dizaine, voire une vingtaine, de flics sont postés là. Armés, ils peuvent arrêter tout véhicule suspect. Mais, ils visent surtout les motos, car il y en a qui sont volés où dont les propriétaires transportent de la drogue.

Les favellas saupoudrent la ville. En se promenant dans le magnifique « Parque central », on peut voir l’une des favellas de la ville de Santo André. De petites baraques misérables dont émane pourtant la délicieuse musique Samba. La joie de vivre au coeur de la pauvreté et le besoin.

A la plage, et particulièrement à Rio, il paraît que les plagistes sont parfois surpris en plein bronzage par de curieux et surtout dangereux visiteurs. Des jeunes bandits descendent de leur favellas pourris. Armés d’armes blanches, ils prennent d’assaut par groupe de 15 la plage et la dévalisent. Sous la menace, les gens n’ont qu’à abandonner ce qu’ils ont sur eux. Cet acte s'appelle "Arrastão".
C’est pour celà qu’il ne faut jamais exhiber le miondre signe de richesse : bijoux, montres ou autres lunettes de luxe.

Dans les quartiers résidentiels, il y a parfois un motard qui fait une petite ronde. C’est un flic qui vérifie si tout va bien.

Les portes des voitures doivent être soigneusement verouillées et les vitres montées.

Cependant, depuis que je suis là, je n’ai jamais eu de véritables problèmes. Il faut dire que je ne fais pas le touriste, mais je me suis fondu dans la foule et je suis toujours accompagné de mes amis brésiliens qui connaissent le pays. Et puis, la ville de Santo André, à une vingtaine de minutes de S.P, n’est pas si dangeureuse que celà. C’est une ville agréable.




Monsef
Rédigé par Monsef le 02/09/2005 à 15:34 | Permalien | Commentaires (13)
 
Mes vacances au Brésil 
Brazil: tudo bem  25/08/2005
Chaque jour ici au Brésil apporte son lot de surprises et de découvertes. Parmi les spectacles auxquels j’assiste quotidiennement en voiture, cet interminable défilé de « Motor Boys ». Les Motorboys sont des jeuens Brésiliens qui, dans le but de gagner un peu d’argent font les coursiers. C’est à dire si vous avez besoin d’envoyer un document à quelqu’un ou que vous voulez faire expédier un bouquet à votre bien aimée, vous faites appel au service d’un Motorboy pour s’occuper de cela. Les Motorboy ont une mauvaise réputation à Sao Paulo. Ils roulent á une vitesse incroyable, klaxonent et zigzaguent entre les voitures. Très souvent ils finissent par vous arracher votre rétroviseur. Ils sont solidaires entre eux et il n’est pas recommandé de se disputer avec l’un d’eux.

Sao Paulo est une ville bourrée de publicité. Des affiches partout, ce qui lui donne un aspect kitsch. Une sorte de pollution visuelle. Il y a d’autres formes de publicité comme les filles lég`rement habillées et aui brandissent des drapeaux à l’effigie de la marque. Elels dansent aux côté des carrefours. D’autres personnes distribuent de petits prospectus comme celui là qui a aterri dans mes mains et qui est une incitation pour les jeunes d’intégrer l’armée. L’armée a besoin d’hommes et de femmes surtouty pour lutter contre le trafic, notamment de drogues sans oublier les frontières avec des pays chauds comme la Colombie.

Des hommes et des femems ágées font de la pub d’une autre manières. Ils sont habillés d’affiches comme les Sandwich –man.

Les Brésiliens raffolent de foot et de télénovelas. Dans chaque café, dans chaque snacks, il un au moins un téléviseur. Les clients boivent leurs Cerveja ou bouffent leurs sandwichs en savourant leurs feuilletons préférés Malhacão. Quant au foot, chaque match provoque une hystérie totale et les gros mots fusent de partout. Le commentaire du journaliste est si enthousiasmant !


Le ciel de Sao Paulo est quotidiennement envahi par des hélicoptères. Ce sont des businessmen qui optent pour ce moyen de transport moins stressant que la circulation routière. Sinon, ce sont des équipes de télevision.


Les voitues ici ont les vitres opaques. Les automobilistes optent pour ce stratagème dans le but de dissuader les voleurs qui font leur apparition surtout la nuit. D’ailleurs, à chaque arrêt dans un stop, il faut faire monter la vitre et verrouiller les portes.

A Sao Paulo, il y a un réseau de restaurant arabe qui s’appelle Habib’s, une sorte de fast-food que concurrence une autre marque appelée Shabab’s. Tous les deux sont des propriétes de Brésiliens d’origine libanaise.

Autre particularité à Sao Paulo: il y a un grand nombre d'écoles de langues. On y enseigne le Francais, l'Anglais, l'Espagnol, l'Allemand. Au fait, S.P est la capitale économique et il y a beaucoup de multinationales. Alors, les salariés sont obligés de communiquer avec leurs partenaires ou clients étrangers, comme ce Brésiliens qui travaillent dans une sociéte francaise et qui est obligé de communiquer avec le siège en France en Francais. Alors, il fait des cours. Les Brésiliens sont très open-minded et cultivés.

Le côté underground du Brésil fait irruption la nuit. Cést ainsi qu’une avenue ici à Santo André est envahie dès les premières heures du soir par des prostitués et des travestis. Certaines montrent effrontément leurs seins !!Elles allèchent les automobilistes en leur lancant des regards aguicheur ou tout simplement en les abordant dans les carrefours. Un spectacle désolant qui démontrent les conséquences de la pauvreté. Le Brésil regorge de « Drive – in ». Ce sont des espaces vides ou des parkings ou les couples d’amoureux vont en voiture pour y faire l’amour.

Monsef
Rédigé par Monsef le 25/08/2005 à 19:09 | Permalien | Commentaires (3048)
 
Mes vacances au Brésil 
Brésil: bom apetite  24/08/2005
Aaaaah le bon café brésilien
La cuisine brésilienne est un sacre régal et une decouverte incroyable pour les etrangers. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai pu déguster des mets succulents et exotiques. A commencer par le fameux barbecue brésilien qui constitue une occasion spéciale pour rencontrer de la famille et des amis. On y mange de la bonne viande avec la bière brésilienne appelée Cerveja. Tout celà sur les rythmes de la musique du pays.

Un plat délicieux est omniprésent dans les foyers de ce beau pays. Ce n’est autre que le « Risoto » fait de riz et de petits pois. Le tout saupoudré de Mozzarella.

Une tarte de légumes, avec entre autres des carottes, des poivrons et de l’ail. Une belle tarte qu’on mange á la sortie du four. Un gâteau avec des carottes est également un délice qu’on dévore avec le « Chá» qui n’est autre aue le thé brésilien fait à partir de « matte » auquel on ajoute de la cannelle, des morceaux de pommes, du gingembre... Bref, un pur moment de régal.

Autre curiosité culinaire : le « cuscuz » (c’est comme ça qu’on l’écrit) brésilien. Il est fait á base de farine de maïs avec de la tomate, les petits pois, de la sardine, des oeufs cuits. On peut le manger en sirotant de la « Guarana ». La Guarana est le soda brésilien fait á base d’un fruit du même nom.

Si vous sortez pour vous promenez et que vous avez un petit creux, faites un saut dans l’un des innombrables snacks du centre ville pour manger un « Enroladinho » qui est un petit sandwich salé qu’on prépare de la manière suivante : on prend la pate et on met dedans de la viande, de la sauce et on enroule le tout. C’est pour celá qu’on l’appelle « Enroladinho ». C’est encore un régal que vous devriez manger avec un jus d’un fruit appelé « Cajú ». Mais, faites attention en dévorant ce « Enroladinho », car vous pouvez tomber sur des choses bizarres comme un préservatif. Si, si. Une collègue de mon ami a failli engloutir un morceau de capote en mangeant tranquillement son « Enroladinho ». Probablement, le cuisinier s’offrait un petit moment de plaisir CULinaire.

Mais bon. Ceci dit, rien ne vaut après tout ces dégustations, un bon café brésilien siroté avec un bon ami dans l’un des Malls de la ville. Un moment de plaisir et de bonheur. Car, au Brésil, on ne peut être qu’heureux.
Monsef et Rodrigo
Rédigé par Monsef et Rodrigo le 24/08/2005 à 23:21 | Permalien | Commentaires (4908)
 
Mes vacances au Brésil 
BRESIL; quand on aime le Bresil, on va au cinema  22/08/2005
Ici, au Bresil, la majorite des films sont projetes dans la langue originale mais sous titres en Portugais sauf les films destines pour un public jeune. Sao Paulo regorge de Malls. Ce sont ces immenses centres commerciaux a lamericaine ou lon trouve de tout, car les bresiliens sont accro au shopping. Rien que dans la banlieue de Sao Paulo ou je suis, il y en a trois.


Les Malls sont equipes de complexes cinematographiques. Les derniers films y sont projetes et les Bresiliens sont accro au cinema americain. Avec mes amis, nous avons voulu voir Charlie et la chocolaterie avec a laffiche Johnny Depp, lun de mes acteurs preferes. Surprise; apres presque une dizaine de minutes de pub sur lecran, le generique du film est lance. Il est double en portugais. Je suis decu et mes amis culpabilisent et veulent meme laisser tomber. Mais jinsiste pour rester. Les premieres scenes sont magnifiques et on sen fout meme des dialogues. Je distingue beaucoup de termes en portugais, mais a la longue ca devient fatiguant et on perd le fil conducteur. Je baisse les bras et je mendors.

Le deuxieme jour, on decide daller voir Sin city, un film tire dune bande dessinee. Un film aui mise sur lesthetique. Mais avant le debut du film, je suis surpris par des scenes inhabituelles pour un marocain. Une vendeuse de pop corn et autre bouteilles deau sintroduit dans la salle et hurle des phrases qui sont destines a faire la promotion de sa marchandise. Cela pourrait etre traduit comme ceci; qar3a del ma b 4 drahem et dra b 5 drahems.

Par la suite, une autre fille fait irruption avec une boite accrochee a son coup, elle vend dautres friandises. Le film peut commencer. Sin city est un film violent mais original. A la fin du film, les lumieres sallument. Les celibataires sortent alors que les amoureux preferent rester pour un petit moment.
Monsef
Rédigé par Monsef le 22/08/2005 à 16:55 | Permalien | Commentaires (2644)